dimanche 30 octobre 2016

Course : acte 2


Ce samedi avait lieu une course en relais ayant pour but de récolter des fonds pour la lutte contre le cancer du sein. C'est donc accompagné de Muriel (collègue du collège) et de Gaëlle (femme d'un collègue prof d'histoire-géo) que nous avons décidé de nous inscrire pour participer à ce tour de l'île sportif, en catégorie élite. 6 autres collègues/amis ont également pris part à la course. En tout, ce sont pas moins de 48 coureurs et une vingtaine de marcheurs qui se sont dépassés pour la bonne cause.
Nous nous étions répartis comme suit : Muriel, puis Gaëlle et moi.


Warren (un de mes élèves) m'a accompagné TOUT le trajet et a porté ma bouteille d'eau : mille MERCI !!!
Arrivée sur la plage de Matira après 12 km sous 30°, dur !
Petite pause avec les organisatrices.

Muriel (à gauche) et Gaëlle (à droite)

Course : acte 1

Ce mercredi a eu lieu le cross du collège. Et comme je suis en Polynésie, forcément, ce cross avait une saveur particulière (ambiance, paysage, enjeu).
Le cross est un moment très important aussi bien de la vie du collège que de la vie locale. Plusieurs semaines avant l'échéance, les parents n'hésitent pas à entrainer leur enfant. Je voyais souvent certains parents suivre à vélo leur enfant le soir après les cours, pour les préparer à la course : ici, c'est une question d'honneur !
Cette journée aura été faite d'effort, de sueur, de dépassement de soi (une fois la ligne franchie, plusieurs élèves, en raison de la chaleur et de l'effort fourni, se sont littéralement écroulés dans nos bras !), mais également de sourires, de partages et de communion.
Les élèves étaient répartis en 3 catégories, selon l'âge, chacune portant une couleur de tee-shirt différente afin de mieux les identifier.


Photo avec le principal du collège

Un de mes élèves a gagné la course minime

Rendez-vous l'année prochaine.

dimanche 23 octobre 2016

Les fruits...

(Je tâcherai de compléter ce post au fur et à mesure)

Je voulais vous présenter quelques fruits que j'ai désormais pris l'habitude de manger ici. Alors bien sur, les transits de marchandises étant mondiaux, on trouve de tout sur Bora. Et si vous le souhaitez, vous pouvez manger des pommes, des poires et même des fraises (bonjour l'impact carbone !). 
Cependant, au même titre que j'essayais de la faire en France, il est quand plus agréable de respecter la saisonnalité des produits et de croquer dans des fruits frais et mûrs à point.
Je vais donc vous proposer un petit panel de ce que je mange quotidiennement.


 La noix de coco : ici, ils la font légèrement griller, ce qui lui donne un petit gout noisette, délicieux !



Le pamplemousse


                                                                    La pomme étoile



La goyave (plein de vitamines, et plein de pépins !)



La mangue (mon fruit préféré pour le moment)


Le pakai (prononcer "pacaille")





Régulièrement, ma propriétaire a la gentillesse de déposer des fruits sur ma table (sur la photo : carambole, goyave et mangue)


Bananes, goyaves, carambole et papaye.

dimanche 16 octobre 2016

Randonnée des crêtes

Ce samedi, l'amicale avait planifié une nouvelle sortie "nature". La randonnée des crêtes. C'est un chemin qui part du nord de l'île (en face du motu Mute, motu où se situe l'aéroport). Avant de commencer le récit de cette sortie, je vais vous présenter mon nouveau moyen de locomotion.

Bien que l'île ne soit pas si grande que cela (route de ceinture de 31 km), à l'usage, un véhicule s'avère indispensable.

Rendez-vous était donc pris pour une trentaine de personnes, à 8h, au nord de la commune de Faanui.
Ce chemin est aussi appelé le "chemin des américains". En effet, les troupes américaines ayant investi l'île lors de la seconde guerre mondiale, ils ont "tracé" ce chemin permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les deux côtés de Bora. Au-delà du coté stratégique, c'est une ballade qui offre un point de vue absolument magnifique sur ce décor paradisiaque. Il est très difficile de rendre compte des reliefs et des perspectives à travers les photos. Le meilleur moyen de se rendre compte de la beauté des lieux est de venir ici !!!

Paul Emile Victor a dit :
« L’aventure est un état d’esprit. Elle se trouve dans le cœur de l’homme. L’aventure, c’est être capable de refuser son destin, être prêt à partir à tout moment, concevoir encore et toujours de nouveaux projets, ne pas être assis, c’est en un mot vivre sa vie et la construire. »

Je vous laisse méditer sur ces belles paroles et profiter des différents clichés pris au cours de cette matinée.


Premier arrêt : vue sur le motu Mute et au loin sur Tupai (île en forme de coeur)




Vue panoramique sur les deux flancs de Bora : une claque visuelle !

dimanche 9 octobre 2016

Vallée des rois et bassin(s) de la (des) princesse(s)

Ce matin, par le biais de l'amicale, était organisé une randonnée/ballade autour de l'histoire de Bora Bora. C'est Sylvana, une habitante de l'île (travaillant également au collège) qui nous a accompagnés tout au long de cette matinée, riche en découvertes et en émotions.
Le rendez-vous avait lieu devant l'école de Faanui (ce village était autrefois la capitale de l'île mais a été délaissé petit à petit au profit de Vaitape). C'est un petit village très paisible, parfaitement entretenu et qui bénéficie des seuls trottoirs de l'île !




Nous avions rendez-vous à 8h. Une fois tout le monde arrivé, nous nous sommes dirigés vers la première étape de cette matinée : la vallée des rois.





En traversant le village, on a pu voir le séchage du coprah.




C'est une promenade qui nous conduit vers l'intérieur de l'île. La route de ceinture aurait parfois tendance à nous faire oublier qu'il n'y a pas que le lagon qui caractérise Bora, mais belle est bien aussi un univers intérieur totalement surprenant. Ce fut l'occasion de découvrir une flore et des panoramas totalement incroyables.




Pamplemoussier

Après une quinzaine de minutes de marche à travers la forêt, le chemin débouche sur un extraordinaire paysage : on se retrouve au milieu d'une clairière, à côté d'un marae (lieu sacré fait de pierres dressées) et entouré de la montagne et de fleurs plus colorées les unes que les autres.

Afin de respecter les lieux, on a procédé à une offrande (feuille) afin que les esprits soient bienveillants avec nous.





Puis, nous nous sommes rendus sur un autre lieu sacré : le bassin de la reine. Ce bassin se trouve au pied d'un arbre hallucinant, le banian. C'est un arbre symbole de solidarité et d'interdépendance.
Ses branches aériennes tombées au sol qui deviennent racines à leur tour. Dit autrement, l’un donne naissance à l’autre qui lui-même donne naissance encore. Chacun est autonome et interdépendant à la fois. Et ainsi la vie repart, sur un, puis deux puis dix voire mille nouveaux pieds, en torsions et en branches de fuite, pour une croissance folle qui peut durer plus d’un millier d’années !
Cet arbre abrite les ossements de sept rois ayant vécu à Bora.



Ce moment fut l'occasion d'un recueillement spirituel pour ceux qui le désiraient. Arbre racine créant un pont entre le ciel et la terre, il permet aux vivants d'entrer en contact avec les "anciens". En touchant ses racines, on peut alors demander et souhaiter la réalisation de ses aspirations intérieures. Ce fut, pour moi, un moment très fort émotionnellement. Ici, on n'est pas dans un lieu religieux construit par l'homme mais on fait corps avec la Nature, les éléments. On se laisse envahir doucement par cette énergie invisible et que pourtant, on ressent.

Rocher, au pied du banian, servant aux reines pour les accouchements.


Ensuite, nous nous sommes rendus dans la baie de Povai, l'occasion de se rendre sur deux autres lieux sacrés, dont le bassin d'une autre reine.



Tout autour du bassin, on peut observer des pétroglyphes (gravures sur pierre) représentant des animaux ou éléments sacrés pour les polynésiens.


Pour les faire ressortir, il suffit de verser un peu d'eau sur la pierre. Et comme par magie, le motif apparait clairement.

Rocher tortue
Rocher baleine
Ce qui aura également marqué ma journée est de voir à quel point les enfants présents auront été impliqués par ce "voyage" initiatique. J'avais forcément une immense pensée pour mes deux filles restées en France, avec qui j'aurais tellement souhaité partager ce moment...


Je vais terminer cet article par une chanson, chantée à côté du marae, en remerciement de l'accueil des "anciens" sur ce site.